Euh, que en photos, en fait. Puisque après ce tout petit mois et demi d’absence, sur ce blog et sur le net en général, il faut bien reprendre ou je m’en été arrêté. Je m’en vais donc picturalement vous conter ma dernière semaine au pays du soleil japonais. La majorité de cette semaine ayant été passée sous le soleil tropical d’Okinawa.

Sauf qu’en fait il a pas fait tellement soleil, sous les tropiques. Enfin bref…

Comme vous vous en souvenez peut-être si vous avez suivi ce blog (interro demain à 8 heures !), cet été je m’étais plaint de n’avoir pas pu aller visiter Okinawa. Eh bien j’ai finalement décidé de profiter de la semaine entre la fin de mon travail et mon départ pour combler cette lacune. Un billet d’avion (acheté le samedi pour le lundi…) plus tard, je partais direct sur Naha, préfecture d’Okinawa.


Y a pas à dire, le paysage urbain japonais est vraiment particulier, cet espèce de bordel ou tout est construit dans tous les sens est particulièrement typique.


Pas de doute, je suis toujours au Japon (pour ceux qui reconnaîtront la référence)

Comme d’hab j’avais tout réservé au dernier moment à l’arrache, dont le logement, que j’avais pris dans un hostel, sorte d’auberge de jeunesse pas cher, souvent fréquentée par des étrangers et avec une salle commune ou tout le monde se retrouve. Grand bien m’en a pris. L’ambiance était définitivement sympathique et j’ai pu causer toute la soirée, autant avec des japonais locaux qu’avec des gaijins du monde entier. Le tout, bien sur, autour d’ un de plusieurs petits verre d’awamori (spécialité de la région : sorte de saké de barbare deux fois plus fort que du saké normal). Bref une première soirée fort sympathique.

Le lendemain, visites :

D’abord. Seifa Utaki, désigné comme le « lieu le plus sacré des iles ryukyu », c’est là ou les prétresse allaient faire leurs rituels sacrés etc.

Pour votre culture, et aussi parce que je vais utiliser le terme plein de fois dans cette note, je vais vous expliquer ce que « ryukyu » signifie, version rapide. Il y a longtemps, les iles d’Okinawa ne faisaient pas partie de l’empire du Japon (que vous connaissez peut-être sous le nom de Yamato), mais formaient un royaume indépendant, le royaume des ryukyus. Après s’être fait attaquer un petit peu de partout, le royaume des ryukyus s’est fait finalement annexé par le Japon en 1879.

Aujourd’hui les « îles ryukyus » désignent toutes les îles du sud du japon, alors qu’Okinawa ne désigne en fait que la préfecture et l’île principale (même si apparemment les deux définitions sont en train de se chevaucher…)


Petit chemin sympathique


On passe entre deux rochers effondrés pour atteindre le point le plus reculé du sanctuaire…


…où on est récompensé par un « fameux point de vue » (si si, il est fameux, c’était dans la brochure)


Nos amis des ryukyus, quoi qu’au demeurant fort sympathiques, n’avaient pas tout à fait appréhendé le concept d’escalier avec des marches horizontales…


Sur la route j’aperçois plein de rochers comme ça, c’est assez rigolo (mais si mais si)

Sur le chemin du retour je passe par « Okinawa world », sorte de parc d’attraction à thème qui est sensé reconstituer un village typique de l’ancien royaume des ryukyus, enfin, il y avait surtout beaucoup de magasins très chers, dans leur village.


Un « shisa » le lion protecteur d’Okinawa

Il y avait dans ce parc une très grande grotte qu’on pouvait traverser


Ah, on reconnaît tout de suite le goût du « naturel » si cher au japonais…

Le lendemain, je suis allé visiter le château de Shuri, reconstitution du siège du pouvoir du royaume des Ryukyus, pas vraiment authentique, mais plutôt sympathique.




L’après-midi, j’avais décidé d’aller visiter un mausolée censément assez intéressant. Seulement, Okinawa c’est pas tout à fait Tokyo. Je veux dire au niveau des transports en commun. Après m’être donc retrouvé au milieu de nulle part à la sortie d’un bus que j’avais attendu une plombe, j’ai compris que j’étais encore loin de mon but, et j’ai bien marché 2 heures en me demandant si je n’allais pas me perdre pour toujours dans la montagne. Surpris, j’ai quand même fini par rejoindre ma destination.

Et le site ne valait pas vraiment le déplacement.

Le temps de rentrer, c’était déjà le soir. Eh…


Un chasseur américain, une vue courante à Okinawa, puisqu’il y a des bases de l’armée US un peu de partout.

Le soir venu, à l’auberge, deux des personnes qui étaient arrivées en même temps que moi me proposent d’aller sur une petite île à coté le lendemain. Leur programme : 1. Aller à la plage, 2. Rester à la plage. J’accepte avec plaisir. Et on passe encore une soirée autour de quelques bières et de l’awamori.

Une (courte) nuit de sommeil, un peu de bateau, et une virée en navette plus tard, nous voila à destination : l’ile de Tokashiki, sur la plage.


Mes compagnons du jour.

La plage était, comment dire, assez top, si vous me pardonnez ce lexique fort skyblogien. Une petite crique presque déserte, avec un dénivelé presque nul (on pouvait marcher 200 m dans la flotte sans problème), du corail et des poissons multicolores, et du sable étoilé. Le sable étoilé c’est en fait des restes de coraux transformé en sable par la mer. Moi j’étais à fond mais il faut avouer que ça laissait mes amis assez froids… en effet, un australien et une hawaïenne, ils avaient l’habitude, du corail, les fourbes.






La plage s’appelait « plage de la tortue », car quatre tortues de mer y vivaient. Et on a eu la chance d’en voir une dans l’eau et de nager avec elle. C’est vraiment très très gros (plus que moi, en tout cas…) est c’est tout tranquille quand ça nage.

Bref une journée à glander sur cette plage magnifique, je refais ça quand vous voulez. En plus, on est tombés le seul jour de la semaine où il faisait vraiment beau et chaud.

Le lendemain, je pars un peu plus loin, beaucoup plus loin, en fait, puisque c’est à une heure d’avion. Direction l’archipel le plus au sud-ouest de tout le Japon carrément au niveau du tropique, et plus précisément l’île d’Iriomote, considérée comme « la seule vraie île sauvage du Japon », et dont 90% de la surface est couverte par la jungle, rien que ça. Pour vous dire, il y a une route sur l’île. Oui, une.


Un rapace tranquillou, à 10 mètres de moi


Franchement, c’est trop dur la vie

Principale attraction de l’île : la visite des mangroves, en Kayak (ou canoë, j’arriverai jamais à me souvenir lequel est lequel…), suivi d’un petit trekking dans la jungle jusqu'à une cascade. Dépaysement garanti. Le climat était parfaitement tropical : chaud et pluvieux. Du coup, à cause du mauvais temps, les bateaux (seul moyen d’accéder à l’île) étaient tous annulés, bon plan pour nous, puisqu’on s’est retrouvés tout seuls !







Ryunosuke, mon sympathique guide, qui me racontait comment les gens de Tokyo étaient tous des stressés de la vie. Derrière, on voit les kayaks des gens arrivés après nous. D’après mon guide, en pleine saison, la rivière est complètement pleine de kayaks à cet endroit.

Dans l’après midi, je suis allé à un endroit de l’île ou un peut traverser un bras de mer dans des chariots tirés par des buffle. (Il est à savoir qu’il y a des buffles en liberté sur iriomote, et que l’élevage des buffles est une des activités de l’île)



De l’autre coté du bras de mer, un tout petit îlot avec un jardin botanique


Et des cochons, aussi

En ressortant je suis allé rapidement au onsen du coin. Petit bonheur, l’onsen avait un bain extérieur qui donnait sur la jungle, juste la jungle. J’y serais bien resté un long moment si je n’avais pas du choper le dernier bus (celui de 18h30, vachement tard)


Un petit dessin de la vue que j’avais depuis le bain extérieur


Un arbre typique d’Iriomote… vous avez dit tortueux ?

Le lendemain, avant de reprendre l’avion, je me suis arrêté sur une toute petite île entre Iriomote et Ishigaki ; l’île de Taketomi. Encore une fois, la majorité des routes de l’île tenaient plus du chemin, ce qui, associé aux maisons traditionnelles, donnait beaucoup de charme au lieu






Voici un bol d’Okinawa soba… c’est dans ces moments-là que je regrette de ne plus être au Japon…

Mon séjour touche désormais à sa fin. Il est l’heure de rentrer, mais je fais quand même une étape par l’île principale d’Okinawa. J’en ai profité pour retourner à l’auberge où je m’étais arrêté à l’aller, histoire de passer une dernière soirée arrosée au saké




En papotant avec les amis qui m’avaient tenu compagnie trois jours plus tôt, on s’aperçoit qu’on va être à Tokyo en même temps ! Eux pour visiter, moi pour y passer la nuit afin de prendre mon avion le lendemain. Chance ! On décide donc de se donner rendez vous quelques jours plus tard à Tokyo, devant la statue de Hachiko à Shibuya, pour faire original.

Et effectivement, on s’est bien retrouvés. Franchement, je suis super content d’avoir pu passer ma dernière soirée au japon avec des amis.


C’est qu’on a pu aller faire tous les trucs que je n’aurais plus jamais pu faire après :


Traîner dans des magasins chelous. Celui-ci était un espèce de supérette labyrinthique ou les légumes côtoyaient la lingerie féminine


Manger une crêpe banane-glace à la vanille-fraises-chantilly-flan-caramel


Affronter la foule Shibuyesque


Rencontrer Basket-ball man, qui tous les soirs sauve le monde grâce à la force du basket

ET SURTOUT

Aller au karaoké !!


Eh oui, fi de ma virile masculinité, mais j’aurais été très très frustré de repartir du japon sans avoir pu aller au karaoké une dernière fois, après ce semestre de quasi-abstinence. Merci donc B. et Lianne pour cette soirée

Le lendemain, jour du départ, rien à noter, le temps d’aller dans une librairie (appelée « Roussillon », ah ah ah) histoire de ne pas partir sans acheter une dernière fournée de mangas, et je m'en allais vers l’aéroport de Narita, me préparant aux 26 heures que devrait durer mon voyage Tokyo-Gap.


Dans l’avion, j’ai vu le soleil se lever pendant 5 heures de suite !

Cadeau bonus : les chèvres d’Okinawa !



Tant que j'y suis voici ma collection définitive de mangas/doujinshis/art books que j'ai ramené du Japon